Burkina Faso : Commercialisation des fruits aux caprices des saisons

Au Burkina Faso, avoir un travail pour subvenir à ses besoins n’est pas une mince affaire. Ainsi des Femmes et des Hommes, soucieux de s’occuper et de pouvoir subvenir à leurs besoins quotidiens se sont lancés dans la vente des fruits. Bien que la production de ceux-ci soit périodique et saisonnière, les commerçants se sont organisés de telle sorte à s’adapter au même rythme et de satisfaire leurs clients.

Aujourd’hui ce sont les pastèques, les pommes et les ananas qui ont envahi les différentes artères de la ville de Ouagadougou. Les bananes, l’avocat sont une autre catégorie presque permanente chez les vendeurs (es). Cette régularité s’explique en partie par le fait que ces produits proviennent majoritairement des pays côtiers comme le Ghana.

Aujourd’hui c’est une activité qui fait l’affaire de tous. Au bord des rues ou en chariots, la commercialisation des fruits constitue une source de revenue et d’occupation pour des jeunes mais aussi un moyen de lutte contre le chômage. . Chose d’ailleurs que les autorités devraient accompagner en structurant le secteur.

En ce qui concerne les différents fruits cité, les prix varient. Ainsi pour les pastèques les prix vont de 300 FCFA à 1000 FCFA et les ananas ils varient entre 500 FCFA à 750 FCFA et 500 FCFA à 1000 FCFA pour les pommes. En effet, concernant la question d’approvisionnement, les vendeurs(es) disent se ravitailler a la gare ou souvent avec les chauffeurs qui reviennent des pays voisins comme le Ghana, le Togo et parfois la Cote d’Ivoire.

Pour eux, tout ce passe dans de bonnes conditions. « Sauf quelque manquements avec des agents de police municipale et parfois la conservation des fruits », a déclaré Mathias Nikiéma, vendeur de fruit au marché de gounghin.

Abi Koanda, vendeuse de pastèques confie acquérir ses fruits à partir des villes comme Bobo-Dioulasso et bien d’autres villes du Burkina Faso. A cet effet, elle a souligné que le commerce des fruits se fait au gré des saisons. « J’exerce ce métier il y a environ 7 ans juste après le décès de mon mari. Je vie de ca avec mes deux enfants et nous menons ces activités en suivant le cycle des fruits ».

Le problème avec les pastèques poursuit-elle, c’est la fragilité et la conservation « Elles supportent moins la chaleur. Si ça pourrit, cela constitue une perte pour nous », a laissé entendre madame Koanda. C’est une activité pour certaines personnes qui nécessite beaucoup de courage et de moyens financiers.

Mme Kaboré nous donne ses témoignages « Cela fait 17 ans que je suis dans ce métiers. Nous achetons les fruits chez les grossistes à la gare de train, ce n’est pas tous les fruits à l’état mur que nous prenons, certains sont non murs.
C’est un travail très difficile car si les fruits font trois jours, on est obligé de diminuer les prix sinon ils pourriront. Si tu n’es pas courageux tu finiras par abandonner »
. Mme Kaboré pour sa part invite tous ceux qui désir s’investir dans ce domaine à s’armer de courage et de dynamisme.

Kouadio KAMA
Refletafrique.net

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