Burkina/ Accident à Zongo : A quand la fin du mutisme de l’autorité

Comme dans un film hollywoodien, la scène s’est passée de façon brusque, mais vu la violence et l’ampleur des dégâts, les populations de Zongo, dans les encablures du barrage de Boulmiougou ne vont pas oublier de sitôt cette tragédie. 03 morts et 07 blessés, c’est le bilan de l’horreur qu’ont connu les riverains de la RN1 à la sortie ouest de la capitale. Un conducteur d’un véhicule de nationalité étrangère qui perd le contrôle de son engin et fonce sur les riverains installés. Au-delà des condamnations et des differentes messages de compassions tout azimut, des interrogations sérieuses et non des moindres doivent être posées.

« La disposition anarchique des étales aux abord des rues »

Dans plusieurs villes du Burkina Faso, et surtout à Ouagadougou, l’on aperçoit des commerces qui s’installent aux abords des rues. Il n’est pas souvent rare de voir les agents de la police municipale déguerpir des commerces aux abords de certaines ruelles. Malgré ces sorties spontanées ces installations anarchiques se font toujours de façon quotidiennes bravant les interdictions dans certains lieux. Avec la forte croissance des engins à deux et à quatre roues dans nos villes, cela est une insécurité pour ces personnes qui s’installent dans ces lieux.

Que fait l’autorité municipale face à toutes ces dérives ? La police municipale qui devrait prendre ce problème à bras le corps semblerait ne plus s’intéressé à ‘’briser les cœurs ‘’ de ces individus qui disent chercher pour ‘’donner à leur bouche’’ et se sont concentré maintenant sur ceux qui ne respectent pas le code de la route.
Pour quelle fin, seule l’autorité municipale pourrait répondre à ces interrogations.

L’Etat central n’en fait pas mieux et reste muet. Pourquoi ne pas prendre des mesures draconiennes face aux installations de commerces aux abords de ces rues. Le cas de l’hôpital Yalgado Ouédraogo en est le plus illustratif. Après le déguerpissement des riverains de cette zone, l’hôpital a traversé deux saisons sans connaitre une inondation.

Des mesures pareilles doivent être encouragées en vue de prévenir plusieurs situations qui peuvent conduire à la désolation et à l’horreur.

Gouverner c’est prévoir dit-on ; l’on ne peut qu’accuser les autorités mais il ne faut pas se voiler la face, les populations sont aussi responsable de cette situation. Certains commerçants s’installent avec la bénédiction ou la complicité de certains responsables locaux ou de chef de marchés et yaars communément appelés ‘’yaar naaba’’ en langue moore.

En termes clair cela même est une concurrence déloyale envers ceux qui sont en règle. L’incivisme routier est le plus illustratif notamment avec le non-respect du code de la route. Nous constatons que sur toute la ligne il y’a des poches de résistance de l’incivisme dans notre société. Il faut travailler à remédier ces difficultés qui ne font pas du tout avancer notre chers pays. Vivement aussi que la nouvelle voie de contournement de la capitale arrive à temps en vue de désengorger la capitale de ces gros porteurs qui ont fait plusieurs morts dans la ville de Ouagadougou.

Ibrahim Dianda
Refletafrique.net

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