Burkina Faso : La consommation du poisson, ancrée dans les habitudes alimentaires des Burkinabès.

Le Burkina importe les 4/5 de sa consommation en poisson. Ainsi en 2016, le pays a importé plus de 80 000 tonnes contre une production nationale de 22 000 tonnes. En 2017, la production nationale a légèrement augmentée. Au regard des besoins en poisson par les consommateurs Burkinabè, de nombreuses personnes ont fait de sa commercialisation leur activité quotidienne.

Au Burkina, les poissons consommés proviennent majoritairement de la Chine, et des pays voisins comme la Cote d’Ivoire, le Ghana et le Mali en plus de la production locale. Pour les vendeurs, les poissons les plus prisés au Burkina Faso sont les Tilapia. « Raison pour laquelle les entrepreneurs continuent à élever le Tilapia qui est plus prisé par les consommateurs burkinabè », a indiqué Amado chef de poissonnerie à pissy.

Aujourd’hui, nous comptabilisons environ 200 promoteurs privés exerçant dans l’aquaculture au Burkina, un secteur pourvoyeur d’emplois. Au Burkina, il y a deux types de poissons élevés actuellement que sont le Tilapia et le Silure, mais principalement le Tilapia. Pour Haoua vendeuse de poissons à larlé, c’est un domaine qui nourrit son homme car la majorité des burkinabè consomme le poisson. « Nous invitons les promoteurs privés à ne pas avoir peur et de continuer à investir dans le domaine, Car nous produisons seulement 1/5 de la consommation nationale, ce qui est insuffisant de nos jours », a-t-elle lancée.

A la question de savoir ce qu’il pense de l’arrêté qui interdisait la vente et l’importation du poisson tilapia sauvage ou d’élevage au Burkina à cause du virus lac, Sékou Coulibaly indique que C’est une maladie spécifique des poissons qui n’est pas transmissible aux êtres humains. Selon lui, quand elle intervient dans un élevage, elle peut entrainer plusieurs mortalités. « C’est un problème économique et non un problème sanitaire », a précisé Sékou Coulibaly, promoteur de poissonnerie.

C’est pourquoi poursuit-il les autorités ont pris un arrêté pour que les gens prennent des dispositions afin éviter d’importer vers les pays infectés au risque de perdre toute leur production.

Pour certaines personnes, c’est une activité lucrative mais qui contient beaucoup de risques surtout au niveau de la conservation. « J’exerce cette activité depuis plus de 5 ans. C’est mon activité principale et je vis de ça. Elle n’est pas facile avec les délestages répétés, nous perdons plus », a confié razack Zerbo vendeur de poissons.

Relativement au poisson sec ou fumé, les personnes rencontrées déplorent tous la conservation qui selon eux est un combat de titans. A en croire Siaka Sangaré, vendeur de poissons fumés « c’est une activité rentable mais il faut des moyens financiers et matériels pour espérer éviter les pertes et faire des gros bénéfices ».Quant à la provenance, il nous confie qu’il a des fournisseurs qui viennent de la Kompienga, du mali et souvent du Niger.

Pour ce qui concerne les prix, ils sont fixés en fonction de la qualité et de la quantité. Ainsi le poisson se vend en kilogramme et le prix d’un kilogramme varient entre 2500F CFA à 350Of CFA.

Kouadio KAMA
Refletafrique.net

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