Syrie : Donald Trump va-t-il reconsidérer le départ des troupes américaines ?

Le retrait des troupes américaines de Syrie décidé le 20 décembre par Donald Trump fait toujours autant débat. Le président américain estime que la menace représentée par l’organisation État islamique a été éliminée, et que son pays n’a pas à être le gendarme du monde. Néanmoins, parmi ses conseillers militaires ou les élus de son camp, beaucoup estiment qu’il s’est précipité de « ramener au pays » les 2 000 soldats qui se battaient en Syrie.

Le retrait des troupes américaines de Syrie suscite encore de vifs débats au sein des élus républicains et des conseillers de Donald Trump. Ainsi, le chef de cabinet de la Maison Blanche démissionnaire, le général Kelly, est sorti de sa réserve pour évoquer les différends qui l’ont opposé au 45e président des Etats-Unis.

John Kelly était par exemple fermement opposé au rapatriement des 2 000 soldats américains présents en Syrie. Le retrait a finalement été décidé quelques jours seulement après l’annonce de son départ. Au-delà des conseillers militaires de Doanld Trump, cette initiative présidentielle a également provoqué une levée de boucliers inédite parmi les élus républicains.

Trump sensible aux arguments des élus républicains

Dimanche matin à la télévision, le sénateur républicain Lindsey Graham exhortait une nouvelle fois Donald Trump à revenir sur sa décision, insistant notamment sur les risques d’un affrontement sanglant entre la Turquie et les Kurdes, alliés des Etats-Unis. Puis l’élu est allé déjeuner à la Maison Blanche et a semblé obtenir gain de cause.

« Après cet entretien avec le président Trump et le chef d’état-major Joseph Dunford, je ne me suis jamais senti aussi à l’aise avec la situation. Le retrait va être ralenti de manière intelligente. L’objectif n’a pas changé : que le jour où nous quitterons la Syrie, l’organisation État islamique ne revienne pas, nos alliés soient en sécurité, et l’Iran maîtrisé », a déclaré Lindsay Graham à la presse.

Si le président recule effectivement, ce ne sera certainement pas de gaieté de cœur. Le retrait des troupes américaines des zones de conflits est l’une de ses promesses de campagne majeure. L’ordre officiel avait très vite été signé après une annonce surprise du président américain.

RFI

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