Burkina : « Nous sommes fatigués d’assister à des accusations sans fondement », ADP

L’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) a animé une conférence de presse ce 17 avril 2019 à Ouagadougou pour donner son avis sur quelques sujets d’actualité. Il s’agit de l’interview du président Rock Marc Christian Kaboré sur les supposés liens entre l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré et les groupes terroristes, le drame de Yirgou et la récente sortie de Simon Compaoré sur les ONG.

Le président du Faso Roch Kaboré dans une interview indiquait que l’ancien président Blaise Compaoré entretiendrait des liens avec certains groupes terroristes. Pour l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP), ces accusations qui se font sans preuves, sont extrêmement graves.

Selon Abraham Badolo, le président du Faso doit cesser de se réfugier derrière la théorie du complot et de diabolisation de l’adversaire politique car dit-il, « cela n’apporte pas de solutions aux douleurs des Burkinabè ». Roch Kaboré était poursuit-il, au cœur du régime Blaise Compaoré, et est donc aussi comptable. « Nous sommes fatigués d’assister à des accusations sans fondement. Si c’est Roch Kaboré le président du Faso, qu’il s’assume et qu’il arrête de diaboliser l’ancien régime. Entre Roch Kaboré et Eddie Komboïgo, qui est plus comptable de l’ancien régime ? » S’est demandé l’animateur de la conférence de presse, Abraham Badolo.

Les conférenciers ont par ailleurs salué la lettre envoyée par l’ancien président Compaoré à son ancien camarade, Roch Kaboré. Dans cette lettre, l’ancien président dit être prêt à accompagner les nouvelles autorités vers la recherche de solutions pour la paix et la stabilité. Pour les conférenciers, les gouvernants actuels devraient mettre leur orgueil de côté et accepter cette main tendue de l’ancien président. Ce d’autant plus qu’elles ont montré leur incapacité à trouver la solution aux multiples problèmes des Burkinabè. « On peut tout reprocher à Blaise Compaoré, mais en 27 ans de pouvoir, on n’a pas vu ces centaines de morts », confient les premiers responsables de l’ADP.

Relativement au drame de Yirgou, l’ADP s’est également déçu pour le fait que la justice tarde à se manifester suite au drame. Le temps passe, les auteurs des tueries courent toujours et pour cette OSC, c’est par manque de volonté politique. « Le laxisme de l’Etat et le manque de justice constatés dans la gestion du dossier Yirgou ont malheureusement entrainé un deuxième drame humain à Arbinda, avec 62 morts selon le gouvernement et plus de 100 morts selon les informations recoupées par le Collectif contre la stigmatisation des communautés », a déclaré le président de l’ADP.

En rappel, le 11 avril 2019, au cours d’une conférence de presse, le président par intérim du MPP, Simon Compaoré se prononçait sur la sortie des ONG attirant l’attention sur la menace terroriste sur leurs activités, avait déclaré : « Si le Burkina Faso est devenu invivable pour ces ONG, elles peuvent partir. En tout cas, nous on est là, on ne va pas fuir ». Abraham Badolo et ses camarades trouvent que ce sont des déclarations irresponsables et sont à condamner

KOUADIO KAMA
Refletafrique.net

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