Grogne sociale : la part de responsabilité des gouvernants

Depuis quelques années, le pays des hommes intègres connait une rupture sans précédent avec ses qualités et valeurs ancestrales. En effet, le pays est en proie à une fronde crise sociale caractérisée par des séries de grèves dans la plupart des secteurs de l’administration publique. Cette page inquiétante dans l’histoire du Burkina Faso semblerait trouver des justifications dans la problématique de la gouvernance. Une gouvernance qui parait être en inadéquation avec la réalité.

De toute évidence, la pensée unanime est qu’aucune nation ne peut être stable et aspirer au développement, si l’on n’accorde pas une part d’importance égale à tous les secteurs de l’Etat. En effet, aucun secteur ne doit prétendre avoir le monopole du privilège de l’Etat, car c’est la somme des actions de tous les domaines d’activités qui conduit au véritable développement d’un pays. Cette analyse sous-entend que chaque acteur sur la chaîne joue un rôle primordial particulier qui contribue à une harmonie sociale. En un mot, chaque agent de l’Etat ou du privé, quel que soit son secteur d’activité est utile et a toujours quelque chose de plus à apporter à la société. C’est pourquoi l’Etat qui est le garant des valeurs républicaines et sociales, a l’obligation de leur réserver un traitement équitable afin d’éviter des frustrations qui pourrait conduire à des dérives.

Malheureusement, il semble que nos autorités n’ont pas compris ce principe. C’est ce qui pourrait être à l’origine de cette chaîne de contestations et des revendications sociales que connait le pays. Nous constatons que tout serait parti des privilèges exorbitants que les autorités ont accordés aux magistrats et aux financiers. Depuis lors, rares sont les syndicats qui ne sont pas encore montés au créneau pour exiger un statut pouvant améliorer leurs conditions de vie et de travail. Aussi, en plus des privilèges accordés à certains corps, il y a également des protocoles d’accord signés entre le gouvernement des syndicats mais qui souffrent toujours d’application effective. Tout cela ne peut que créer des mécontentements. Pour notre part nous pensons que l’Etat gagnerait à honorer tous ses engagements pris avec les différents corps, en vue de réserver un traitement équitable à tous.

MC la voix des sans voix

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