Hong Kong : accalmie à l’aéroport, la ville plongée un peu plus dans la tourmente

Les manifestants pro-démocratie avaient quitté l’aéroport international de Hong Kong mercredi matin après deux jours de rassemblements de masse qui ont pris un tour violent et plongé le hub financier international un peu plus profondément dans la tourmente.

Les manifestations se sont terminées tôt mercredi matin après une série d’affrontements au cours desquels un policier a même dégainé son arme à feu pour repousser des manifestants qui l’attaquaient tandis que d’autres ont tiré du gaz poivre.

Les rassemblements pro-démocratie ont paralysé lundi et mardi l’aéroport international, le huitième plus fréquenté au monde (74 millions de passagers en 2018), accentuant encore davantage la crise la plus aiguë qu’aient traversée les autorités chinoise depuis la rétrocession de Hong Kong en 1997.

Mercredi matin, le site internet de l’aéroport affichait des dizaines de vols partis durant la nuit et annonçait des centaines d’autres au départ tout au long de la journée, mais beaucoup sont retardés.
On ignorait cependant si les manifestants envisageaient de revenir occuper l’aéroport plus tard mercredi.
Le mouvement pro-démocratie, qui a vu des millions de personnes descendre dans les rues de Hong Kong, est parti début juin du rejet d’un projet de loi hongkongais qui entendait autoriser les extraditions vers la Chine Le mouvement a depuis considérablement élargi ses revendications pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences de la Chine.

Mardi, tandis que des dizaines de milliers de passagers ont été pénalisés par cette nouvelle action contestataire, la Chine a accentué la menace d’une intervention, au travers de vidéos diffusées par ses médias officiels montrant des forces se massant à la frontière de la région semi-autonome.

La cheffe de l’exécutif hongkongais (qui est désignée par Pékin), Carrie Lam, a de nouveau mis en garde mardi contre les conséquences sur Hong Kong tout en écartant encore toute concession aux manifestants.

Le président américain Donald Trump a encore fait augmenter les craintes d’une intervention militaire chinoise affirmant que ses services de renseignement faisaient état d’un déploiement de l’armée chinoise "à la frontière avec Hong Kong".
La Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU s’est déclarée mardi préoccupée par la répression des manifestations pro-démocratie à Hong Kong et a réclamé une enquête impartiale dans l’ex-colonie britannique.

Refletafrique.net

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