Israël : l’usage de caméras dans les bureaux de vote fait débat

C’est une polémique qui est désormais au cœur de la campagne électorale israélienne. À huit jours des élections législatives, le Likoud de Benyamin Netanyahu veut faire passer une loi permettant l’utilisation de caméras dans les bureaux de vote. Mais l’initiative est vivement contestée, tant par l’opposition que de hauts magistrats.

Alors que les opérations de vote avaient commencé lors des précédentes élections législatives le 9 avril dernier, la police avait découvert que des observateurs, rémunérés par le Likoud, se trouvant dans des bureaux de vote de villes à majorité arabe étaient équipés de caméras cachées. Plus de 1 200 personnes avaient participé à cette opération de surveillance mise en place par le parti du Premier ministre.

L’opération avait même un nom : « normes morales ». Le Likoud dénonce une fraude électorale importante dans les localités à majorité arabe, justifiant à ses yeux cette surveillance du processus électoral. Mais la manœuvre a été dénoncée comme une tentative d’intimider cet électorat très largement hostile à la droite. Selon le Likoud, des centaines d’enregistrements prouvant la fraude ont été transmis aux autorités électorales mais aucun élément, depuis le scrutin, n’a permis d’étayer ces accusations de fraude.

Le 9 avril, la police avait tout d’abord accusé ces observateurs munis de caméras de troubles à l’ordre public et leur avait interdit l’accès au bureau de vote. Mais au cours de la journée, le président de la Commission électorale a finalement autorisé le recours à ces caméras dans les cas où il existait ce qu’il qualifiait de « crainte non négligeable » de fraude électorale. Le principe juridique était suffisamment large pour que le Likoud décide lui-même du maintien ou non de ses équipes.

Refletafrique.net

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