Terrorisme au Burkina-Faso :Les solutions de la population pour y faire face ?

Pour cette nouvelle année 2017, le vœu le plus cher des Burkinabé après la santé est la paix pour leur pays, en témoignent les différents souhaits. En vérité, les différentes attaques terroristes perpétrées en 2016, ont attristé plusieurs familles Burkinabé et occasionné plusieurs dégâts.Par ailleurs, cette situation d’insécurité rend incertain l’environnement des affaires et décourage certains investisseurs. Pourtant, le pays des hommes intègres est dans une phase où il a sûrement besoin de financements pour son progrès économique et social.

Il faut donc nécessairement trouver des stratégies plus efficaces afin de contrer ces actes meurtriers. Le gouvernement, la société civile, les forces de défense et de sécurité s’activent pour trouver la « vrai formule  » à même de garantir durablement la sécurité du Burkina-Faso forte de 19 millions d’habitants.

Comment la population appréhende cette situation ?
Refletafrique.net a ouvert son micro à quelques citoyens Burkinabé à Ouagadougou la capitale ce mardi 10 Janvier 2017. Ces derniers déplorent cette insécurité et proposent un certain nombre de mesures pour y faire face. Voyons plutôt cela en parcourant les lignes qui suivent.

Bruno Yameogo : «  il est impératif pour nous de combattre le terrorisme avec la plus grande énergie. Le Burkina Faso est un pays laïc parce qu’il y a un dialogue permanent entre les religions. Ce premier aspect est déjà important donc il faut continuer dans ce sens. Ce qui pourra également nous permettre de faire face aux groupes terroristes, c’est de lutter contre le chômage des jeunes.

Vous êtes sans ignorer qu’avec au moins 200 milles ou 300 milles FCFA, un jeune désespéré n’hésitera pas à collaborer avec des terroristes. Que l’État fasse en sorte que chaque Burkinabé puisse bénéficier des fruits de la croissance. En plus, il faut résoudre la fracture sociale causée par les évènements qui ont conduit la chute du régime Compaoré. En clair, la réconciliation nationale est un élément très essentiel pour empêcher ce phénomène dangereux ».

Souleymane Yanogo,
« C’est de renforcer la sécurité au niveau des frontières. Il faut que les autorités prennent l’affaire à bras le corps. Qu’elles déploient des soldats expérimentés et mette à leurs dispositions les moyens nécessaires pour opérer plus efficacement. Mobiliser plus d’enquêteurs tout en leur facilitant le travail afin de démanteler les personnes suspectées de préparer un acte terroriste. Ces «  bandits  » utilisent certainement des moyens technologiques pour leurs opérations. Cependant il faut des outils technologiques à même de les empêcher (…) ».

Justin Sawadogo :
« Selon moi, pour lutter contre ce phénomène qui endeuille des familles, il faudra en premier lieu repérer et combattre les mains assassines qui le financent. Trouver des stratégies pour la déstabilisation de leurs communications entre eux  ».

Mariam Séré
Il faut l’installation de caméras de surveillance près des différents supermarchés, des restaurants, des hôtels, et des lieux de culte. Je demande aux forces de sécurité de contrôler tout le monde. N’oublions pas qu’il y a aussi des Burkinabé qui malheureusement collaborent parfois avec ces terroristes à cause de l’argent. C’est dommage(…) » !

Olivier Big-Up  : « Que les autorités prennent leurs responsabilités parce que la situation actuelle est compliquée(…). La population quand à elle, doit contribuer à sa manière à cette lutte. Pour se faire, elle doit être vigilante et signaler tout cas suspect aux forces de défense et de sécurité. J’estime que si les États conjuguent leurs efforts, les terroristes n’auront plus de réfuge (…) ».

Souleymane Ouédraogo : « Tout Burkinabé est d’abord responsable de sa survie. Nous sommes dans un monde où nous ne vivons plus mais nous tentons plutôt de survivre (...). Je pense bien qu’avec la nomination du nouveau Chef d’État-major des Armées, des décisions concrètes seront prises pour lutter contre ces agissements criminels (…). Nous devons toujours marcher en étroite ligne et en conformité avec les décisions prises par le gouvernement qui prend des accords dans l’intérêt supérieur du pays (…) ».

L’on peut oser espérer que cette nouvelle année qui commence ne connaisse pas les mêmes dangers que l’année passée. Toutefois, les Burkinabé tout comme les autres peuples du monde restent unanimes sur la nécessité de combattre définitivement le terrorisme.

Moussa Kaboré
Refletafrique.net

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