Système éducatif du Burkina : Problèmes et solutions de recadrage

Au Burkina-Faso, l’éducation représente une préoccupation majeure. Ce secteur social de premier ordre connait de séreux problèmes qu’il faut remédier afin de garantir l’avenir du pays.

Classes sous paillotes, Conflits divers entre acteurs, favoritisme, absentéisme, mauvais résultats, grèves, division entre acteurs ; ce sont parmi tant d’autres les maux qui mines le monde éducatif. Conscients des dangers d’une telle situation, les Burkinabé souhaitent ainsi que des actions pertinentes et efficientes soient menées en vu de recadrer le système éducatif national. Nous avons recueilli les propos de quelques citoyens qui soulignent des manquements, situent des responsabilités et tentent de dégager des solutions :

Aboubacar Ouattara, Secrétaire Général National de la Fédération Estudiantine et Scolaire pour l’Intégrité au Burkina-Faso (FESCI-BF) : «  Je déplore la mauvaise gestion de nos établissement scolaires. Avant l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre, tout le monde était unanime qu’il y avait des problèmes scolaires et universitaires. Par exemple sur la gouvernance des universités publiques rien ne va (…). Depuis des années l’état n’a pas construit de nouveaux bâtiments pourtant le nombre d’effectif s’accroit. D’où le manque d’infrastructures. Nous avons cru que le gouvernement qui allait se mettre en place s’y pencherait. Malheureusement nous constatons qu’il n’ya pas encore de mesures fiables, réelles pour palier aux difficultés qui persistent toujours. J’interpelle les autorités à se consacrer à l’éducation (…). Comme le disait Nelson-Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante qui puisse faire changer le monde », dit t’il.

NL Madiba : «  Le système actuel de l’éducation est caduc et bâclée. Cependant, il faut son innovation générale. Si cela continu on n’assistera à une nation sans avenir. Le primaire est la base et l’éducation, alors il ne doit pas être raté. Une mise en œuvre efficace des politiques éducatives à la base est vraiment nécessaire pour recadrer conséquemment le système en question. Les responsabilités sont partagées ; les autorités, les parents d’élèves, les élèves eux même ainsi que les étudiants. Disons que les autorités en portent plus parce que c’est à leurs niveaux que se prennent les grandes décisions. Quand aux parents, ils n’écoutent pas leurs enfants et ce n’est pas normal. Ils devraient plutôt prendre en compte leurs préoccupations. Lorsqu’ils ne suivent pas les enfants après leurs inscriptions à l’école, ceux-ci s’adonnent à eux-mêmes et pire certains finissent par prendre les études à la légère. Il faut donc que les parents s’approchent des enfants afin de repérer tous ce qui compromettrait leurs avenirs. »

Younga Zakaria : « de manière générale l’éducation est le socle du développement d’un pays. Un pays ne saurait développer sans elle. Le système est défaillant. Absence de moyens et de mesure d’accompagnement ne sont pas mis à la disposition des acteurs pour une atteinte des objectifs. Les Parents d’élèves sont obligés de cotiser pour soutenir les établissements mais cela reste insuffisant… ».

Le système éducatif Burkinabé souffre depuis longtemps. Pourtant, au nombre des acteurs qui l’animent, il ya des pédagogues, des administrateurs et des financiers. Même si ces cadres sont efficaces, l’on doit veuillez à ce que chacun d’entre eux soit justement nommé au poste qui convient à son profil, afin d’assurer la bonne marche des structures éducatives.

Moussa Kaboré
REFLETAFRIQUE

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