Burkina Faso : Un imam poursuivi pour viol d’une fillette de 12 ans à Banfora

Le sieur S.C, iman et charlatan né en 1964, est accusé de viol sur O.M, une mineure de 12 ans, en classe de 5e au secteur 6 de Banfora.

Il a comparu devant le Tribunal de grande instance de Banfora, ce mardi 7 novembre 2017. Les faits remontent au 1er octobre 2017. Selon les témoignages, la victime et une fille du présumé violeur, sont des amies et se fréquentent quotidiennement. Devant les juges, O.M. a raconté que pour l’appâter, S.C. (qui s’est présenté à la barre comme commerçant de bétail), a concocté un plan diabolique. « S.C., a-t-elle expliqué, a ordonné (à elle et son amie) de balayer la maison où il reçoit ses clients ».

Pour écarter sa fille de la scène de crime, il l’envoya avec un gros billet pour chercher de la monnaie, tandis que la victime allait commencer à balayer, en attendant le retour de son amie. Selon la victime, l’imam a aspergé la maison avec un liquide et lui a ordonné de balayer. Quand elle s’est mise à balayer, il lui a dit d’aller dans la chambre d’en face qui est plutôt sale. Et c’est en ce moment qu’il a rejoint la gamine dans la chambre et l’a brutalisée jusqu’à déchirer la robe qu’elle portait, afin de la violer. D’ailleurs, c’est cet indice (la robe déchirée) qui a permis à la grand-mère de la victime de « coincer  » sa petite-fille, afin qu’elle avoue le viol. A en croire O.M, S.C. serait à son deuxième forfait. Cette déclaration semble être corroborée par le certificat médical délivré, puisque la victime aurait déjà perdu sa virginité.

Ce procès du violeur a attiré un nombreux public à l’audience. Habillé d’un grand boubou, S.C., marié et père de huit enfants, est resté la tête baissée tout au long du procès. Il a reconnu les faits d’agression sexuelle, mais a soutenu qu’il n’y a pas eu pénétration. Selon lui, quand il a voulu pénétrer, il a trouvé que la fille «  n’était pas arrivée ». Et d’ajouter que s’il avait pénétré, la fille ne serait pas dans cet état. Le parquet et la défense sont restés divisés sur cette question, au regard de l’interprétation du certificat médical versé dans le dossier. Le parquet a requis 5 ans de prison ferme. Le verdict a été mis en délibéré pour le 21 novembre 2017.

Source : AIB

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