Haut conseil du dialogue social : Une institution pour prévenir les conflits sociaux du monde du travail

Dans son adresse au peuple burkinabè le 31 décembre 2017, le président du Faso Roch Marc Christian KABORE avait fait cas de la mise en place d’un Haut conseil du dialogue social (HCDS). Cette initiative fut concrétisée avec la nomination des membres de cette institution en conseil des ministres. Dans cette perspective, le ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale (MFPTPS) du Burkina, Clément P. Sawadogo a animé une conférence de presse, ce lundi 8 janvier 2018, pour expliquer le rôle des membres de ladite institution.

Aussi tôt annoncé, si tôt fait ! La mise en place du Haut conseil du dialogue social (HCDS) promis par le chef de l’Etat burkinabè n’a pas tardé. Ce Haut conseil est effectif depuis le 4 janvier dernier et est composé de 30 membres nommés en conseil des ministres. Parmi ces 30 membres, dix sont issus du gouvernement, dix des organisations d’employeurs et enfin dix membres des organisations syndicales des travailleurs.

Le président du HCDS sera nommé par le Président du Faso et aura rang de président d’institution. En plus du président, un secrétaire général sera aussi nommé en conseil des ministres sur proposition du ministre en charge du travail.

Selon le ministre Clément Sawadogo, le rôle des membres du Haut conseil du dialogue social est de contribuer à la prévention et au règlement des conflits sociaux du monde du travail. En outre, ils auront la charge «  de promouvoir la concertation sur toutes les questions relatives au climat social, d’œuvrer à l’élaboration d’une charte nationale du dialogue social, d’encourager le dialogue entre employeurs et employés, de procéder à des études et recherches et de contribuer au renforcement des capacités des partenaires sociaux à tous les niveaux ».

Au cours de son entretien avec les hommes de médias, le ministre a fait savoir que le HCDS a été adopté en conseil des ministres par décret n° 2017-0261/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 05 mai 2017 portant création, attributions, organisations et fonctionnement d’un Haut conseil du dialogue social. Les mandants tripartites à savoir le gouvernement, les employeurs et les travailleurs ont été invités à proposer leurs représentants pour la nomination des membres de l’institution.

Cependant, «  si du côté de l’Etat et des organisations d’employeurs le nombre de représentant est respecté, il n’en est pas le cas chez les organisations syndicales qui n’ont désigné que neuf titulaires et neuf suppléants, se réservant de compléter la liste ultérieurement  », a laissé entendre le ministre Sawadogo.

Concernant le fonctionnement du HCDS, plusieurs personnes avaient déjà émis des inquiétudes sur son caractère budgétivore. Mais à ce propos le ministre Clément Sawadogo rassure que le gouvernement assurera le strict minimum pour son fonctionnement. Quant à la polémique autour du choix des membres de l’institution, le ministre souligne que c’est seulement au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) qu’il y a eu des dissensions dans la désignation de leurs mandants.

Valentin Youmanli MANO
Refletafrique.net

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