Etats-Unis : Donald Trump a appelé à l’unité, tentant d’esquisser des pistes de compromis avec les démocrates

Le président Donald Trump s’est adressé dans la soirée du mardi 30
janvier 2018 devant la tribune sur « l’état de l’Union ». Pour le moins conventionnel des présidents, l’exercice le plus rituel de la politique américaine représente un défi personnel. Plusieurs thèmes ont été abordés dans ce discours.

Face au congrès réunit au grand complet, le président des Etats-Unis DonaldTrump, a lancé un appel à l’unité à l’occasion de son premier discours sur l’état de l’Union. Dans la lignée de son discours au Forum économique de Davos à la tonalité résolument pragmatique, Donald Trump a adopté un ton conciliant.

Sur la question de la quête du soutien bipartisan,Trump a besoin d’esquisser des pistes de compromis avec les démocrates,s’ils veulent étoffer son bilan législatif.
Il a déclaré, «  ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d’entente et réaliser l’unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu’on le serve ».
Concernant l’immigration, il a accordé une bonne place dans son discours. «  Ce soir, je tends la main aux élus des deux partis, démocrates comme républicains, pour protéger nos citoyens, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion ».

Sur la lutte contre l’Etat islamique(EI), le président a estimé qu’il reste «  beaucoup à faire » pour vaincre totalement l’organisation Etat islamique. «  Je suis fier de pouvoir dire que la coalition pour défaire l’EI a libéré quasiment 100% du territoire occupé par ces tueurs en Irak et en Syrie. Nous allons poursuivre notre combat jusqu’à ce que l’EI soit défait ».
Déplorant que les Etats-Unis aient relâché plusieurs terroristes, M. Trump a annoncé avoir signé un décret pour laisser ouverte la prison de Guantanamo. « Aujourd’hui, je tiens une autre promesse » de campagne, a souligné le républicain :«  Je viens juste de signer un décret ordonnant [au ministre de la défense Jim Mattisde réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay ».

Sur la politique internationale, Donald Trump a déclaré que, les pays « rivaux  » des Etats-Unis, « comme la Chine et la Russie », menacent « nos intérêts, notre économie et nos valeurs ». Il juge que, face à eux, «  la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ». Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’ armée américaine, notamment pour «  moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire  », afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression  ».

Alice Suglimanie THIOMBIANO
Refletafrique.net

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