Fusillade à Calais : Un Afghan activement recherché par la police française


Un Afghan de 37 ans suspecté d’être l’auteur des coups de feu qui ont grièvement blessé quatre jeunes Erythréens à Calais, est activement recherché par la police française. Les affrontements successifs entre migrants de plusieurs communautés dans cette zone frontalière ont fait 21 blessés, selon les pompiers. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb présent sur les lieux dénonce un degré de violence inédit.

Le principal suspect des coups de feu tirés jeudi 1er février à Calais est activement recherché. Il s’agirait d’un homme afghan de 37 ans. Il aurait tiré sur quatre jeunes hommes érythréens qui sont toujours dans un état grave ce vendredi matin. Les coups de feu auraient eu lieu tout près de l’hôpital de Calais où avait lieu une distribution de repas aux migrants vers 15h 30. 21 personnes ont également été blessées dans des accrochages entre Afghans et Erythréens.

Le ministre de l’Intérieur de la France, Gérard Collomb présent sur les lieux, a donné un point presse et a estimé que ces violences ne sont plus des événements isolés, mais qu’ils sont liés à des réseaux de passeurs qui s’organisent de plus en plus. Il a également évoqué un niveau de violences jamais atteint dans cette ville du nord de la France, où se pressent encore les migrants qui rêvent d’aller en Angleterre. Ils sont entre 600 et 800 selon les chiffres de la préfecture ou des associations.

Les associations sont montrées du doigt par le gouvernement et accusées par Gérard Collomb et le président Français Emmanuel Macron, d’être à l’origine de la situation parce qu’elles distribuent des repas aux migrants. C’est pour cette raison que lors de son déplacement à Calais en début janvier, le président de la République annonçait que l’Etat entend désormais prendre en charge cette distribution. Il avait lors de ce déplacement réaffirmé tout son soutien aux forces de l’ordre qui pourtant sont critiquées par les associations, d’être violent à l’encontre des migrants en déchirant et confisquant leurs tentes et leurs duvets par exemple.

Ce 2 février encore, le ministre de l’intérieur est revenu sur cette position du gouvernement français en annonçant que les pouvoirs publics allaient bientôt prendre en charge eux-mêmes les distributions des repas aux migrants. Ils se tiendront dans des lieux mobiles pour éviter la sédentarisation des migrants. Les points de distribution seront également éloignés de la ville et des zones industrielles.

Valentin Youmanli MANO
Refletafrique.net

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