Assignation en résidence surveillée de Djibril BASSOLE : « Un déni flagrant d’une décision de justice » selon la NAFA

La Nouvelle alliance du Faso (NAFA), parti de Djibril BASSOLE, était face à la presse ce mardi 6 février 2018. Au cours de cette rencontre avec les journalistes, les responsables du parti ont dénoncé les ingérences du gouvernement burkinabè dans le dossier du Général BASSOLE, inculpé dans le cadre du coup d’Etat manqué de septembre 2015.

A travers cette conférence de presse, la nouvelle alliance du Faso dénonce ce qu’elle appelle les immixtions du gouvernement burkinabè sur le dossier judiciaire du Général Djibril BASSOLE. Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, les conférenciers ont rappelé les faits qui pour eux, sont des preuves qui montrent que la détention du général obéit à des considérations politiques.

Entre autres, le parti évoque le rejet d’une constitution d’avocats étrangers de Djibril BASSOLE par une ordonnance du tribunal militaire le 26 novembre 2015. L’avis du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire notifié le 30 juin 2017 au gouvernement burkinabè et qui devrait permettre au général de bénéficier d’une liberté n’est pas exécuté selon la NAFA. L’assignation en résidence surveillée de BASSOLE le 13 octobre 2017 après sa mise en liberté provisoire le 10 octobre, constitue « un déni flagrant d’une décision de justice par une autorité administrative ».
Selon le Pr Mamadou Dicko, Secrétaire Exécutif National du parti, ces quelques faits non exhaustifs «  témoigne que la justice militaire ne saurait être impartiale et ne pourrait donner les garanties d’un procès équitable à quiconque le pouvoir exécutif aurait dans son viseur ».

Les responsables duparti du général se réjouissent par ailleurs de l’annonce de la tenue du procès du putsch le 27 février 2017. Pour eux, ce procès pourrait permettre à toutes les victimes du coup d’Etat manqué d’obtenir justice et réparation. Ils condamnent par contre ce qu’ils qualifient de « manœuvre, de manipulation, et d’immixtion injustifiées de l’exécutif à tous les niveaux de la procédure judiciaire du putsch manqué ».

En rappel, le général Djibril BASSOLE a été interpellé dans le cadre de l’enquête sur le putsch du 16 septembre 2015. Inculpé sous mandat de dépôt conformément au droit burkinabè, il bénéficie d’une liberté provisoire de la chambre de contrôle du tribunal militaire pour des soins médicaux depuis le 10 octobre dernier. Cependant, il est assignéen résidence surveillée. Une assignation qui constitue un déni d’une décision de justice selon son parti, la NAFA.

Valentin Youmanli MANO
Refletafrique.net

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