Epidémie de méningite : Le ministère de la santé prend les devants

Le ministère de la santé a tenu une rencontre préparatoire de la saison épidémique 2017-2018 de la méningite. Cette rencontre a été initiée à l’intention des gouverneurs afin de munir l’ensemble des acteurs intervenant dans la gestion des épidémies, quant à la survenue d’éventuels cas de dengue ou de la fièvre hémorragique à virus Lassa ou de méningite.

Redoubler de vigilance en vue de détecter les moindres signes d’alertes, affiner la préparation de sorte à être prêt en cas de survenue d’épidémies, telle est la substance du message que le ministre de la santé, Nicolas Méda a voulu faire passer au cours de la rencontre. Même si pour ce qui est de la méningite, le Burkina n’a pas connu de grandes épidémies depuis 2010 grâce aux campagnes de vaccination. Cette épidémie reste cependant une menace d’où la nécessité de ne pas baisser la garde d’autant plus que la population n’y est pas naturellement prémunie. Cette rencontre qui rassemble des décideurs est d’une importance capitale. « Il s’agit de leur présenter un document de préparation de toutes les équipes  » dans le cas où une épidémie surviendrait, selon le ministre Méda.

Pour lui, il s’agit de considérer des outils comme la surveillance et l’alerte, pour se préparer à d’autres épidémies comme le cas de dengue, de la fièvre hémorragique à virus Lassa, qui sont également des préoccupations.
«  L’alerte peut venir de partout et si tous les gouverneurs sont équipés, dès qu’il y’aura la moindre alerte, les équipes nationales seront informées et en soutien, ils vont faire l’investigation pour confirmer et cela sera suivie d’une réaction très précoce et excellente pour contenir l’épidémie et éviter sa propagation  » a indiqué Nicolas Méda, précisant que c’est ce qu’exige aussi l’application du règlement sanitaire international.

A en croire le ministre de la santé, le Burkina veut éviter une épidémie de la méningite. Ce qui nécessite la mise en place d’un plan de préparation et de riposte, qui permettra de renforcer la surveillance épidémiologique et d’assurer la prise en charge des cas qui seront reçus dans les formations sanitaires. Et d’ajouter qu’un certain nombre d’actions telles que le pré- positionnement des médicaments et consommables de prise en charge des cas de maladies à potentiel épidémique dans toutes les régions sanitaires et centres hospitaliers du pays ont été entreprises par les autorités sanitaires. « Il y a aussi des antibiotiques contre les germes responsables des épidémies qui ont été pré-positionnés dans les différentes régions et qui y seront distribués…bref, en cas de survenue de la méningite, le Burkina se sera apprêté à y faire face ». A-t-il déclaré.

Soumana Loura
Refletafrique.net

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