40 ans de l’UFR/SEG au Burkina : Les étudiants préfèrent le master à la fête

L’Unité de formation et de recherche en Science économique et de gestion (UFR/SEG), célèbre ses 40 ans d’existence du 15 au 17 mars 2018. Cependant, certains étudiants ne sont pas d’accords avec ces activités festives. Ils ont alors manifesté ce mercredi 14 mars au campus de Zogona pour arracher des banderoles et affiches annonçant cette célébration.

Les étudiants avec à leur tête l’Union nationale des étudiants du Faso (UNEF) ont sillonné le campus de Zogona pour arracher les banderoles et les affiches qui annoncent la célébration des 40 ans d’existence de l’UFR/SEG. C’est avec ces slogans, « On veut Master  », « non aux festivités », «  oui au Master » qu’ils ont manifesté leur colère. Pour les manifestants, l’administration en lieu et place des festivités doit donner une réponse claire sur les conditions d’accès au Master en SEG après la Licence.

Selon Saturnin Nitiema, étudiant en Economie et Secrétaire à l’organisation de l’UNEF section Université Ouaga2, c’est depuis le 7 février 2018 que les activités académiques et pédagogiques ont été stoppées suite à leur mécontentement vis-à-vis de l’administration.

Au lieu de résoudre les problèmes, « ils sont plutôt penchés sur la question du quarantenaire de l’UFR », a-t-il lancé. Selon les manifestants, l’administration refuse non seulement d’accorder le Master pour tous et ne précise pas les conditions d’accès à ces Masters. Ce qui laisse ceux en année de Licence dans l’incertitude quant à la possibilité de poursuivre leur cursus.

Au moment où les étudiants manifestaient, la Direction de l’UFR/SEG avec à sa tête le Pr Gnanderman Sirpé animait une conférence de presse pour décliner le programme des festivités du quarantenaire.

Il dit que le Master pour tous réclamé par les étudiants est difficile à honorer. Pour lui, le principal handicap est le manque d’enseignants pour l’encadrement des étudiants en année de Licence (800 étudiants). Il a précisé que l’UFR ne dispose que de six enseignants qui peuvent encadrer les Masters. « Il ne peuvent pas être encadrés par six enseignants. C’est impossible et il faut être irresponsable pour leur dire que tout le monde peut faire le Master », a-t-il indiqué.

Il a rappelé qu’il y a cinq Masters ouverts pour les différentes spécialités dans son UFR. Il a aussi invité les étudiants à ne pas être en marge de cette célébration.

Alice Suglimanie THIOMBIANO
Refletafrique.net

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