Burkina : Présence des cliniques mobiles pour rapprocher les populations des soins

Le Haut-commissaire de la Gnagna Laurent Bado a officiellement lancé, le vendredi 4 mai 2018 à Manni, le Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Financière Géographique et Culturelle aux soins de santé des communautaires dans le district sanitaire de Manni dans la région de l’Est du Burkina. Estimé à environ 4 757 000 de FCFA, ce projet vise à mettre à la disposition des villages éloignés de CSPS, des cliniques mobiles communautaires.

La clinique mobile communautaire est un ensemble composé d’un tricycle équipé d’une table d’examen, d’une boîte à pharmacie, d’une trousse de secours et de deux chaises. Elle sert à des consultations médicales, mais aussi à l’évacuation des malades vers les centres de soins.

Pour le pilotage et la maintenance de ces cliniques communautaires mobiles, les agents de santé à base communautaire (ASBC) des localités de mise en œuvre du projet PAAFGC KIBA LAFIA, ont bénéficié d’une formation. Ils bénéficieront également d’une formation complémentaire en LTP+.

Le présent projet entend intégrer des activités dans les domaines d’accès aux soins de santé de base, de la nutrition communautaire, de l’hygiène et de l’assainissement et de la protection de l’enfant afin d’apporter un changement positif pour le bien-être des mères et des enfants.

Il a été rendu possible grâce à la collaboration entre OCADES de Fada et son partenaire technique et financier Christian Children’s Fund of Canada (CCFC).
Pour Hamtandi Lankoandé, coordonnateur de programme OCADES/ FADA, «  les actions sont axées sur le soutien des enfants défavorisés, de leurs familles et de leurs communautés afin de créer un monde meilleur pour tous ».

Il faut rappeler que l’idée des cliniques mobiles communautaires au service des populations des localités éloignées des centres de santé, est née d’une étude réalisée en novembre 2017. Cette étude a démontré que des sensibilisations, les populations et particulièrement les femmes et les enfants ont du mal à fréquenter les centres de santé en cas de besoin.

Cette situation est due au fait qu’elles ne disposent pas de moyens pour évacuer les patients du village vers la formation sanitaire. Cette situation entraîne des désagréments tels que des décès ou les accouchements à domicile.
Selon le Dr Ibrahim BALIMA au District Sanitaire de Manni, 28 femmes auraient accouché à domicile dans le village de Ganta en 2017. Au cours des cinq premiers mois de l’année 2018, on compte déjà 15 accouchements à domicile.

Hama Yara, agent de santé communautaire, à Thiouré a déclaré que « la mise en œuvre de la clinique mobile communautaire à Thiouré contribuera énormément à l’amélioration de l’état de santé des populations. Les accouchements à domicile seront réduits considérablement et même certains décès pourront être évités  ».
Le chargé de programme santé et nutrition du CCFC, Dr Saidou Yonaba a expliqué aux différents acteurs les contours du projet et a invité l’ensemble des acteurs impliqués à accompagner l’initiative.

Le Haut-commissaire de la Gnagna Laurent BADO, a quant à lui demandé aux responsables du District sanitaire de Manni et aux agents de santé, des résultats probants d’ici la fin du projet qui s’étend sur 20 mois.

Alice Suglimanie THIOMBIANO
Refletafrique.net

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