Nigéria : Libération de 183 enfants soupçonnés de liens avec Boko Haram

183 enfants qui étaient soupçonnés de complicité avec Boko Haram ont été libérés au Nord-est du Nigeria. L’information a été donné le lundi 9 juillet 2018 par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un communiqué.

C’est à Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno au nord-est du pays, que ces derniers ont été libérés. C’est après avoir été lavés des soupçons qui pesaient sur leurs liens supposés avec les jihadistes qu’ils ont retrouvés leur liberté.

Le major-général Rogers Nicholas, commandant de l’opération théâtre Lafiya Dole a déclaré que « ces enfants ont reçu un soutien psychologique complet, des conseils spéciaux, un soutien médical, une dé radicalisation et une réadaptation avant leur réintégration dans la société. »

Ibrahim Cissé, représentant du Nigeria à l’ONU, lui a expliqué que « le transfert des enfants est conforme aux lois et aux normes internationales, conformément au statut spécial des besoins des enfants ainsi qu‘à leurs droits. Cela a été confirmé par l’armée nigériane. Nous vous remercions beaucoup, général [Abayomi] d’avoir assumé cette responsabilité en travaillant avec nous pour s’assurer que nos enfants auront vraiment le meilleur départ dans la vie. »

Depuis le début des attaques djihadiste il y a neuf ans, l’armée nigériane est accusée par les organisations de défense des droits de l’homme d’avoir procédé à des arrestations massives de personnes soupçonnées de liens avec Boko Haram.

Selon le rapport annuel publié en 2018 d’Amnesty International, elle « a arrêté arbitrairement et détenu au secret des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants dans de rudes conditions ».

L’ONG ajoute que l’an dernier, près de 5.000 personnes étaient détenues dans la caserne militaire de Giwa, à Maiduguri, « dans des conditions de surpopulation extrême » où « la maladie, la déshydratation et la famine sévissaient », ayant entraîné la mort de centaines de personnes.

Les insurgés djihadistes ont recruté depuis 2009 des milliers d’enfants, les garçons étant souvent utilisés comme combattants et les filles comme épouses ou bombes humaines dans les attentats. En avril, l’Unicef avait déclaré que plus de 1.000 enfants avaient été enlevés par le groupe jihadiste depuis 2013.

L’insurrection de Boko Haram visait à établir un califat islamique dans le nord du Nigeria. Ce qui a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés.

Alice Suglimanie THIOMBIANO
refletafrique.net

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