Au sommet des BRICS, le président chinois met en garde Washington

« L’unilatéralisme et le protectionnisme progressent et portent un coup sévère au multilatéralisme et au commerce multilatéral », a déclaré le président chinois Xi Jinping, au sommet des BRICS, à Johannesburg, le 25 juillet 2018.

A Johannesburg s’est ouvert ce mercredi le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Parmi les cinq grandes puissances émergentes, seuls les présidents sud-africains et chinois étaient présents au premier jour.

Cyril Ramaphosa et Xi Jinping ont donné le ton de cette dixième rencontre des BRICS, un sommet avec deux préoccupations majeures : le développement du continent africain et la riposte face aux mesures protectionnistes de Donald Trump.

L’offensive de Xi Jinping est frontale. A peine le sommet des BRICS ouvert, le président chinois incrimine les Etats-Unis, qu’il accuse de déstabiliser l’ordre mondial.

« Une guerre commerciale doit être rejetée parce qu’elle n’aurait aucun vainqueur ». Xi Jinping avoue être confronté « à un choix entre coopération et confrontation ».

S’il s’en est d’abord pris à la guerre commerciale menée par Donald Trump, le président chinois a ensuite répété l’autre intérêt de ce sommet des BRICS : l’investissement en Afrique.

« L’Afrique est le continent où il y a le plus de pays en développement et l’Afrique a un potentiel de développement supérieur à tous les autres continents. Nous devons renforcer nos liens avec l’Afrique et contribuer à son développement. Et nous devons faire des échanges BRICS-Afrique un modèle d’échange entre pays du Sud ».

A Johannesburg, c’est la carte de la coopération qu’il joue, aux côtés du président sud-africain Cyril Ramaphosa. Pour les deux hommes, les opportunités d’investissement ont lieu entre pays des BRICS, mais aussi en Afrique.

Le continent a une croissance de 2 ou 3 points au-dessus de la croissance mondiale, a tenu à rappeler le président sud-africain.

« En tant qu’Afrique du Sud, nous sommes déterminés à ce que nos engagements au sein des BRICS et d’autres plateformes multilatérales favorisent l’intégration et le développement du continent africain. Il y a un grand potentiel d’investissement en Afrique », a-t-il déclaré dans son discours et publié sur son compte Twitter, tout en ajoutant : « Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a connu une croissance de 2 à 3 points de pourcentage plus rapide que le PIB mondial, la croissance régionale devant rester stable au-dessus de 5% en 2018 ».

Avec RFI

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