RDC : Kabila parle pour la première fois depuis l’annonce de son départ

Le sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), s’est ouvert ce vendredi 17 août au matin à Windhoek, en Namibie. Le 38e sommet permet aussi un passage de relais entre l’Afrique du Sud de Cyril Ramaphosa et la Namibie de Hage Geingob, qui prend la présidence tournante de l’organisation.

Joseph Kabila était présent à Windhoek, la capitale namibienne, pour l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), ce vendredi.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) s’est d’ailleurs exprimé pour la première fois depuis l’officialisation du nom de son dauphin en vue de la présidentielle de la fin de l’année dans son pays.

Cette intervention de Joseph Kabila n’était pas prévue dans le programme donné à la presse. Le président congolais s’est exprimé à la demande de ses pairs. Joseph Kabila n’avait jamais dit lui-même qu’il quittait le pouvoir. C’est par la voix de son ministre de la Communication que le nom de son dauphin avait été annoncé à la presse : Emmanuel Ramazani Shadary. Ce dernier fait d’ailleurs partie de la délégation congolaise de ce sommet bien qu’il n’ait plus de fonction officielle.

Kabila opposé au « chantage au processus électoral »

Le président congolais avait boudé le mini-sommet organisé mardi 14 août à Luanda, en Angola, sur la situation en RDC, par son homologue angolais, João Lourenço.

Il a rappelé qu’il avait lui-même conduit il y a vingt ans la première délégation de son pays à un sommet de la SADC, « la famille SADC » comme il l’appelle. Depuis, « quel voyage, ça a été long, difficile », insiste le président congolais. Mais il dit avoir senti tout au long de ce difficile voyage qu’il était soutenu par cette famille SADC.

Joseph Kabila en a également profité pour rappeler qu’il s’était opposé depuis deux ans à ce qu’il appelle le « chantage au processus électoral », référence aux pressions de la communauté internationale, SADC compris, pour qu’il quitte le pouvoir et ouvre l’espace politique. « Comme je déteste les adieux, je préfère ne pas vous dire adieu, mais vous dire à bientôt », a-t-il conclu.

Il y a 20 ans, je faisais partie de la première délégation de la République démocratique du Congo à avoir assisté à un sommet de la SADC et nous avons rejoint la famille SADC. Depuis quel voyage ça a été… Long, difficile. Et tout au long de ce difficile voyage, vous, la région, la famille SADC, vous êtes restés aux côtés de la RDC.

Mais oui, ce que nous avons rejeté ces deux dernières années, c’est toute ingérence, tout chantage s’agissant de notre processus électoral. Et nous resterons vigilants à ce sujet. Comme je déteste les discours d’adieux, c’est si émouvant. Comme je déteste mes adieux, je préfère ne pas vous dire adieux, mais vous dire à bientôt.

Refletafrique.net avec RFI

Dans la même rubrique

Présidentielle à Madagascar : vers un second tour Rajoelina-Ravalomanana

Sauf coup de théâtre, un second tour devra départager les frères ennemis Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana dans la course à la présidentielle à Madagascar, selon des résultats partiels publiés jeudi (...)

USA : Une ambassadrice pour l’Afrique du Sud, Lana Marks, créatrice de mode

Près de deux ans après l‘élection de Donald Trump à la Maison Blanche, l’Afrique du Sud a enfin un ambassadeur américain. Elle se nomme Lana Marks et elle est la créatrice d’une marque de sacs à main de (...)

Élections à Madagascar : l’ancien président Rajoelina reste en tête (officiel)

Quatre jours après l’élection présidentielle à Madagascar, l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina reste en tête devant son rival, Marc Ravalomanana, selon les résultats encore partiels (...)

RDC : Martin Fayulu désigné candidat unique de l’opposition à la présidentielle

Martin Fayulu a été désigné candidat unique de l’opposition pour les élections du 23 décembre en République démocratique du Congo. C’est le choix des sept principaux chefs de file de l’opposition à l’issue (...)

Commentez