BURKINA : Les acteurs de l’environnement en formation pour protéger la couche d’ozone

La Direction Générale de la Préservation de l’Environnement (DGPE) à travers le Bureau Nationale Ozone a organisé ce mercredi 12 septembre 2018 un atelier national d’information et de sensibilisation des parties prenantes. Cet atelier se tient sur l’amendement de Kigali au protocole de Montréal au Burkina Faso.

Le 16 septembre est une date retenue pour la célébration de la journée internationale de la protection de la couche d’ozone dans le monde et au Burkina en particulier. Cette journée entre dans le cadre de l’adoption de l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal.

Avec pour thème : « Gardons la tête froide, et poursuivons nos efforts », le Burkina Faso à l’instar des autres pays de la communauté internationale veut protéger la couche d’ozone. Pour Yacouba Savadogo, conseiller technique du ministre de l’environnement, représentant ledit ministre, l’ozone est un gaz rare qui arrête les rayons du soleil pour la protection des êtres vivants.

Selon lui, la convention de Vienne a été complétée par le protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Il trouve qu’« Il était opportun que les acteurs qui utilisent les gaz soient informés de ces modifications pour changer de comportement dans leur utilisation afin de contribuer à réduire les substances qui appauvrissent la couche d’ozone »

En ce qui concerne le protocole, les acteurs ont vu des failles dans l’utilisation de la couche d’ozone parce qu’elle avait un certain nombre d’effets qui n’avaient pas été pris en compte dans les amendements antérieurs.

L’amendement de Kigali vient en réponse à ce que le protocole de Montréal a eu à faire selon le docteur Samuel Paré, coordinateur national du bureau national Ozone(BNO). Pour lui, le protocole a éliminée près de 99% des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Ainsi, il les a substitué par des substances et certains de ces alternatives telles que les hydrocarbures qui sont utilisées aujourd’hui se sont avérées par la suite être des gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement global.

Il affirme qu’il « faut arrêter l’utilisation des hydrophruocarbonne qui sont aujourd’hui des gaz à effet de serre. Il est important que chaque partie prenante comprenne ce qui se passent et commencent à mettre cela dans leurs habitudes ». Pour lui, ces substances sont utilisées au Burkina pour la production du froid et la climatisation et les réfrigérateurs.

Par conséquent, ces nouvelles substances ne doivent pas détruire la couche d’ozone mais, ils ont d’autres défis selon lui, parce qu’il y en a qui sont inflammables et d’autres toxiques donc « il faut avoir tous ces éléments pour une gestion efficace de l’ensemble de ces substances », conclut-il.

À l’issue de cet atelier, il est prévu la journée porte ouverte ce jeudi 13 septembre, pour permettre à la population d’avoir des connaissances sur les nouvelles substances.

Alice Suglimanie THIOMBIANO
Refletafrique. net

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