Cameroun-présidentielle : déclaration de l’UA

Pour l’Union africaine, les acteurs politiques camerounais gagneraient à préserver la paix avant, pendant et après la publication des résultats de la présidentielle du 7 octobre dernier.

D’un côté Maurice Kamto qui annonce « sa » victoire. De l’autre, le gouvernement qui répond au candidat à la présidentielle en le traitant de « hors-la-loi ». Ça semble déjà chauffer au pays des Lions indomptables.

Une atmosphère qui semble déjà préoccuper l’Union africaine. « Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, suit de près l‘évolution de la situation au Cameroun, après l‘élection présidentielle du 7 octobre 2018 », a déclaré Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’UA dans une déclaration rendue publique ce 9 octobre.

Appel à la retenue
De là à prodiguer quelques conseils à la classe politique camerounaise. « Le Président de la Commission souligne la nécessité pour tous les acteurs politiques de faire preuve de la plus grande retenue et de s’abstenir de toute déclaration ou action susceptible de générer des tensions. Toute réclamation liée au processus électoral doit être traitée dans le cadre des mécanismes juridiques existants », poursuit le texte.

S’agissant de la position sur le déroulement du scrutin, l’institution panafricaine promet de publier « incessamment » une déclaration. « La Commission de l’Union africaine a dépêché des observateurs à court et à long termes. Une déclaration préliminaire sur la conduite du scrutin et les conditions dans lesquelles il s’est déroulé au regard du cadre normatif de l’Union africaine sur la tenue d’élections démocratiques sera publiée incessamment », indique encore le document.

Huit candidats dont Paul Biya (85 ans) au pouvoir depuis 1982 ont rivalisé d’ardeur dans les urnes pour espérer présider aux destinées de l‘économie la plus diversifiée de l’Afrique centrale.

Avec Africanews

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